Votre enfant vous sursollicite ?
Il est toujours à vous tirer le bras, à vous poser des questions, à chercher de l’attention. Ne serait-il pas à la recherche de dopamine ? Nous savons que les enfants neurodivergents ont la dopamine basse et sont donc plus affamés de dopamine que les autres.
Le cerveau des enfants est encore très immature sur le plan de la régulation dopaminergique, ce qui se manifeste souvent par une recherche constante de stimulation, d’immédiateté ou de nouveauté.
Comment calmer l’enfant à la recherche de dopamine ?
Réguler les sources artificielles de dopamine. Les écrans, jeux vidéo et sucres raffinés provoquent des pics dopaminergiques très intenses et très courts, qui désensibilisent le cerveau et rendent les plaisirs ordinaires moins satisfaisants. L’immédiateté de la réponse dopaminergique ne va pas les aider à apprendre à gérer la frustration ni à développer la patience d’attendre la récompense. Ils deviendront comme de petits accros à la dopamine. Limiter les sources artificielles de dopamine chez nos enfants est fondamental et un devoir de santé mentale.
Remplacer par des sources de dopamine lentes permettra à l’enfant de développer la patience, la discipline, le calme et la maîtrise de ses frustrations. Activités physiques rythmées comme courir, sauter, grimper ou danser, régulent naturellement le système dopaminergique. Les jeux de construction, le dessin et le bricolage, où l’effort est suivi d’un résultat visible, nourrissent une dopamine saine. Les activités en nature sont très efficaces pour apaiser le système nerveux en surcharge.
Nourrir le besoin de défoulement quotidien. Vouloir calmer les excès de dopamine ne signifie pas supprimer toute effervescence. L’enfant a un besoin légitime et physiologique de se dépenser, de crier, de courir, de rire aux éclats. Prévoyez chaque jour une heure-foufou, un moment dédié et assumé où il peut se défouler complètement, sans contrainte ni jugement. Ce rendez-vous quotidien remplit son réservoir de dopamine de façon saine et lui donne un repère rassurant : il sait que ce moment viendra, ce qui l’aide à patienter et à se contenir le reste de la journée. Une heure de chaos joyeux et prévu vaut mieux que dix interruptions épuisantes pour tout le monde.
Travailler la tolérance aux activités solitaires et calmes comme lire, dessiner, rêvasser ou jouer avec des personnages peut être inconfortable, surtout pour les enfants ayant un TDAH. C’est pourtant dans ces moments de calme que le cerveau apprend à se réguler seul. Introduire à sa routine des temps seuls et calmes, sans stimulation externe, même courts au début, l’aidera à développer sa capacité d’autorégulation.
La routine comme régulateur. Un cadre prévisible horaires stables, rituels réduit l’anxiété sous-jacente. L’inconnu, le changement et la solitude sont des déclencheurs d’anxiété pour les enfants, surtout chez les neurodivergents. Pour fuir l’inconfort de cette anxiété, ils ont tendance à sursolliciter leurs parents, frères et sœurs.
Le jeu libre non structuré. Jouer sans objectif imposé, sans recherche de résultat, avec d’autres enfants ou seul, est l’un des meilleurs régulateurs neurobiologiques à cet âge.
La corégulation par l’adulte. À 6 ans, l’enfant ne peut pas encore se réguler seul ; il a besoin de la présence calme d’un adulte pour emprunter sa régulation. Les moments de connexion douce, lecture ensemble, jeu calme partagé, ont un impact direct.
Souvenez-vous que 80 % de l’apprentissage des enfants se fait en imitant leurs parents. Montrer l’exemple dans la gestion de sa dopamine et de ses émotions est donc la clé. N’invoquez pas des excuses du type « moi c’est différent, je regarde mon téléphone pour le travail ! » Disciplinez-vous également, du moins devant vos enfants, tout le monde y gagnera.

